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Campagne de recrutement d’Elis
Afin d’accélérer son développement, Elis a décidé de recruter une centaine de nouveaux commerciaux en France. |
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Partenariat entre Europcar et All Nippon Airways (ANA)
Europcar signe un accord de partenariat avec All Nippon Airways (ANA) l’une des principales compagnies aériennes japonaises. Cet accord constitue le premier partenariat pour Europcar au Japon et le troisième dans la zone Asie-Pacifique. |
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Acquisition de Suzhou Xidian par Rexel
Rexel acquiert Suzhou Xidian, distributeur de matériel électrique en Chine. Cette opération d’achat, la deuxième en Chine pour Rexel en un an, constitue une nouvelle étape de renforcement de sa position sur un marché porteur. |
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Une nouvelle organisation pour le groupe APCOA
APCOA annonce les nominations de Friedrich Schock (anciennement Directeur Général en charge des opérations) comme Directeur Général, de Marc-Andre Micha comme Directeur Général en charge des opérations et de Tjardo Siemens comme Directeur Financier. Par ailleurs, le Groupe est désormais organisé en six régions.
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Acquisition de Hagemeyer par Rexel
Rexel acquiert 98.7 % des actions et 100 % des obligations de Hagemeyer, entreprise néerlandaise de distribution de matériel électrique, et 3e acteur mondial. Rexel renforce ainsi sa position de leader mondial.
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Europcar acquiert son master franchisé en zone Asie-Pacifique
Europcar procède à l’acquisition de son réseau de franchise en Asie-Pacifique et se dote ainsi d’une présence directe en Australie et en Nouvelle-Zélande.
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Signature d’un pacte d’actionnaires avec Colony Capital concernant Accor
Eurazeo conclut un pacte d’actionnaires avec Colony Capital relatif à l’investissement dans Accor pour une durée de cinq ans.
Ouverture d’un deuxième hôtel B&B à Munich
B&B Hotels ouvre un hôtel à Munich (Allemagne), portant à deux le nombre d’établissements de l’enseigne dans cette ville. |
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Cession de la participation dans Veolia Environnement
Conformément au désengagement annoncé en août 2007, Eurazeo cède la quasi-totalité de sa ligne, réalisant une plus-value de cession de 165,6 millions d’euros (après impôts).
Mise en place d’un programme de cession optimisée d’une partie de la participation dans Air Liquide
Eurazeo établit un programme de cession optimisée de la ligne Air Liquide avec pour objectif d’optimiser la répartition de ses actifs et de renforcer ses liquidités. |
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Refinancement de la ligne Danone
Eurazeo transfère l’ensemble de sa participation dans Danone à sa filiale détenue à 100 %, Legendre Holding 22, avec un financement dédié. Cette évolution du portefeuille de titres cotés permet à Eurazeo de dégager de nouvelles ressources financières en vue de futures acquisitions.
Cession d’entités de Hagemeyer et échange d’actifs de Rexel
Rexel conclut la vente de certaines entités de Hagemeyer ainsi qu’un échange d’actifs, avec Sonepar. |
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Ouverture d’un deuxième hôtel B&B à Francfort
B&B Hotels ouvre un hôtel de 100 chambres à Francfort-Nord (Allemagne). |
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Alliance stratégique entre Europcar et Enterprise Rent-A-Car
Europcar signe une alliance stratégique avec Enterprise, leader de la location de véhicules en Amérique du Nord. Cet accord permet de créer le premier réseau mondial de location de véhicules.
Démarrage du contrat entre APCOA et l’aéroport londonien de Luton
La réorganisation du management d’APCOA au Royaume-Uni a permis de relancer une dynamique de croissance. Elle se traduit par le démarrage d’un important contrat : le parking de l’aéroport de Luton, l’un des principaux au Royaume-Uni avec plus de 10 millions de passagers par an, voit sa gestion confiée à APCOA. |
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Mise en œuvre d’un nouveau contrat de liquidité
Eurazeo conclut un nouveau contrat de liquidité pour un montant accru, porté à 10 millions d’euros, afin de mieux répondre aux évolutions du marché.
Nomination du nouveau Directeur Général d’Elis
Xavier Martiré, ancien Directeur Général adjoint en charge de la France, est nommé Directeur Général d’Elis. |
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Ouverture d’un hôtel B&B à Hambourg
B&B Hotels ouvre un hôtel de 100 chambres à proximité du centre-ville de Hambourg (Allemagne). |
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Finalisation de la montée au capital d’Accor
Suite à des acquisitions de titres sur le marché, Eurazeo et Eurazeo Partners ont acheté au cours de l'année 10.5% du capital d'Accor. |
 Philippe Manière : 2008 a été une année difficile
pour Eurazeo dont le titre a perdu 60 % sur un an dans
un contexte de crise très sévère. Quelle a été votre
réaction ?
Patrick Sayer : La crise que nous traversons est la pire depuis
1929. Un événement de cette magnitude remet en cause
beaucoup plus violemment que les bas de cycle précédents les
hypothèses formulées par les entreprises et par les
investisseurs. Dans ce cadre très exceptionnel, nous sommes
avant tout restés fidèles, en plein accord avec notre Conseil de
Surveillance, à notre modèle propre, auquel nous croyons plus que jamais : absence de dette structurelle au niveau du bilan de
la société mère Eurazeo, diversification des actifs et, enfin,
rotation du portefeuille. Nous sommes ainsi sortis de Veolia et
d’Air Liquide en 2008 en générant une plus-value nette
d’impôts de 180 millions d’euros - ce qui est remarquable
compte tenu de l’état des marchés.
Philippe Manière : Comment avez-vous contribué à préserver
l’avenir de vos participations dans ce cadre très
mouvant ?
Patrick Sayer : Tout en maintenant le cap stratégique que je viens de
rappeler, nous avons bien sûr adapté notre travail de création
de valeur à ces circonstances très spéciales. Notre objectif a
été triple : poursuite de la croissance, accroissement des
parts de marché et amélioration ou maintien des marges. Des
efforts commerciaux ont ainsi été conjugués à des plans de
réduction des coûts mis en oeuvre dès le premier semestre 2008
chez Europcar et Rexel et ajustés début 2009. Symétriquement,
nous avons renforcé la force de vente chez Elis, escomptant un
effet positif dès 2009. B&B, spécialiste de l’hôtellerie
économique, bénéficie d’un transfert de clientèle depuis les
hôtels plus haut de gamme. Au total, hors Europcar, l’ensemble
de nos sociétés consolidées a encore connu au quatrième
trimestre une croissance organique du chiffre d’affaires de 4,4 %.
Philippe Manière : Le marché s’interroge depuis 2008 sur la
capacité des sociétés sous LBO de rembourser leur dette
d’acquisition. Eurazeo et ses participations sont-elles à
l’abri ?
Patrick Sayer : C’est une préoccupation compréhensible dans son
principe et il faut, sur ce point, être très clair : aucune de nos
participations consolidées n’était en situation de risque
d’exigibilité anticipée de sa dette à la fin 2008. Pour l’avenir,
nous disposons de multiples outils permettant d’ajuster les
montages si la nécessité s’en fait sentir. L’endettement
d’Europcar est ainsi majoritairement adossé à la flotte - si bien
que la société voit sa dette se réduire mécaniquement si, l’activité se contractant, elle est amenée à réduire sa flotte.
Elis, de son côté, a bénéficié, dans la négociation au moment
où nous l’avons acquise, des conditions très favorables aux
emprunteurs qui prévalaient juste avant la crise. Quant à
Rexel, son endettement ne représente plus que 3,6 fois son
EBITDA alors que l’on nous avait consenti, lors de la reprise,
des concours représentant sept années de résultat - on voit
là les progrès réalisés ! Enfin, B&B et ANF, elles, sont peu
endettées.
Philippe Manière : Dans le fond, le marché ne remet-il pas en
cause votre métier même dans ce nouveau contexte
financier ?
Patrick Sayer : On jette aujourd’hui un discrédit indiscriminé sur tous
les métiers de la finance. C’est facile et ça ne trompe
personne. Le développement anarchique d’une certaine
finance dévoyée ne doit pas faire oublier l’utilité collective
fondamentale de notre métier d’investisseur et de créateur de
valeur de long terme, véritable facilitateur de croissance ! Il
nous faut, simplement, adapter nos modes d’intervention en
fonction de la disponibilité des différentes formes de
financement, en particulier de la dette. Sur cette base, notre
modèle n’a jamais cessé d’évoluer depuis 130 ans, par delà
les crises et les aléas de l’Histoire. Je ne suis donc pas inquiet
pour notre avenir…
Philippe Manière : Il n’empêche, la rentabilité de votre activité
devait beaucoup à votre capacité d’endettement à bon
marché. Comment préserver des taux de rendement
satisfaisants… dès lors que la dette est moins accessible et
plus coûteuse ?
Patrick Sayer : Votre raisonnement serait juste si la valeur des sociétés
que nous sommes susceptibles d’acquérir, elle, était
inchangée ! En réalité, de nombreuses entreprises se traitent
aujourd’hui à des niveaux de prix exceptionnellement bas.
Cela constitue autant d’opportunités intéressantes - sans
compter qu’une forte revalorisation de nos investissements
aura lieu lorsque nous sortirons de la crise : à ce moment là,
nous bénéficierons à la fois de la croissance de l’activité,
d’une amélioration des performances opérationnelles des
entreprises et du retour à des multiples de valorisation plus
normaux. Par ailleurs, un moindre recours à la dette réduira
mécaniquement le profil de risque de nos investissements
durant cette période un peu particulière. A plus long terme,
on reviendra nécessairement à une situation où la dette sera
plus disponible et moins coûteuse : les banques centrales ont
amorcé ce mouvement en réduisant fortement leurs taux
directeurs.
Philippe Manière : Mais, dans le paysage sinistré de ce début
d’année 2009, est-il encore possible de former des projets,
d’investir ?
Patrick Sayer : Nous avons, chez Eurazeo, beaucoup de projets,
croyez-le bien ! Mais il me paraît audacieux d’investir tant que
nous n’avons pas plus de réelle visibilité. Il est dangereux de
revenir trop tôt faire son marché ! Le moment venu, nous
disposerons de tous les moyens requis : lors de l’arrêté des
comptes 2008, au 26 mars dernier, Eurazeo affichait
1,6 milliard d’euros de ressources financières, y compris
288 millions d’euros de cash collatéral rémunéré, mais
temporairement mobilisé, et une ligne de crédit d’un milliard
d’euros. Cette force de frappe nous permettra de procéder à
de nouveaux investissements, mais aussi d’accompagner
nos filiales dans les opportunités de croissance externe qui ne
manqueront pas de se présenter à elles. Eurazeo est donc
une société solide.
Philippe Manière : Vous avez choisi de maintenir le versement
d’un dividende au titre de 2008 malgré une perte nette de
61 millions d’euros sur l’exercice. Compte tenu des
circonstances, est-ce une décision raisonnable ?
Patrick Sayer : Eurazeo dispose de plus de 1,9 milliard d’euros de
réserves distribuables - soit plus de vingt ans de dividende au
niveau que nous proposons cette année. C’est vous dire à
quel point nous sommes raisonnables… En réalité, le
dividende constitue un critère important pour nombre de nos
actionnaires, et nous voulons prendre en compte cette
préoccupation légitime. Mais, au-delà, il faut bien comprendre
que les résultats d’une société comme la nôtre peuvent
fortement fluctuer d’une année à l’autre parce qu’ils sont
tributaires des cessions qui ont été opérées. Cela ne reflète
pas la régularité de notre travail de création de valeur, qui
justifie, elle, un dividende régulier. Sous réserve de l’accord de
l’Assemblée Générale, nous proposerons cependant cette
année un paiement en actions, ce qui permettra à ceux de
nos actionnaires qui le souhaitent de se renforcer à très bon
compte et à Eurazeo de préserver ses réserves de trésorerie.
Philippe Manière : Comment expliquez-vous que cet
optimisme n’ait pas été partagé comme l’atteste la chute
du cours de bourse d’Eurazeo, spectaculaire en 2008 et
début 2009 ?
Patrick Sayer : Tout ce qui a été dit depuis le début de la crise
financière (raréfaction et renchérissement du crédit, fermeture
des marchés, etc.) a inquiété beaucoup d’investisseurs. Cela
explique que, indépendamment de la valeur intrinsèque de
leurs participations, les sociétés d’investissement comme
Eurazeo aient subi une désaffection certes injustifiée, mais
compréhensible. La baisse de valorisation d’un certain
nombre de nos participations, ou de leurs “comparables”
cotés, a également pu nourrir des préoccupations. Nous
demeurons quant à nous persuadés que les positions de
leader de beaucoup des sociétés que nous contrôlons,
Europcar, Rexel ou Elis, justifient en réalité une prime par
rapport à leurs concurrents. Par dessus tout, nous ne
sommes pas vendeurs à court terme. Il faut donc apprécier
nos participations dans une perspective de valorisation à long
terme, et certainement pas dans une optique de valeur liquidative ! Eurazeo se trouvait en mars 2009 dans une
situation aberrante où sa valeur en bourse était nettement
inférieure à la somme de la valeur de ses participations cotées
et de sa trésorerie disponible… Cela revenait à valoriser tout
le non-coté pour rien, ce qui est absurde, d’autant que notre
ANR ressortait à 44,6 euros par action au 24 mars 2009.
Philippe Manière :Plus généralement, quelle réflexion vous
inspire la crise économique et financière et quels
enseignements en tirez-vous ?
Patrick Sayer : Cette crise remet en cause de nombreux paradigmes.
Il est trop tôt pour savoir à quoi ressemblera le monde
d’après. Mais on ne peut plus aller vers l’accentuation
permanente des grands déséquilibres que nous avons
longtemps tolérés, bouleversements démographiques,
inégalités de revenus, désordres écologiques. Tout doit donc
être mis en oeuvre pour résorber ces défaillances majeures.
De notre côté, nous avons entamé, dans le cadre de notre
projet Développement durable, un travail très sérieux
d’évaluation des impacts économiques, environnementaux et
sociaux de nos activités, tant au niveau d’Eurazeo qu’au sein
de chacune des sociétés que nous contrôlons. L’objectif est
d’identifier les potentiels de développement et d’aider nos
entreprises à structurer leur réflexion et leurs initiatives en
matière environnementale et sociale. Nous apportons ainsi
notre modeste pierre à l’édifice, à ce vaste travail de
reconstruction qui ne fait que commencer…
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